La publicité sur Facebook marche-t-elle ? On est d'autant plus en droit de se poser la question, que le réseau social star nous incite à tout bout de champ à booster nos publications. Alors, pour le savoir, j'ai testé. Résultat...

De la justesse de l'offre

Vaste thème que la publicité sur Facebook. Vaste, et surtout opaque, tellement qu’il est difficile de mesurer le retour sur investissement réel.

En 2014, Général Motors faisait déjà ce constat et annonçait, avec fracas, arrêter de passer des publicités sur Facebook. Pour rappel, Général Motors était le plus gros annonceur sur Facebook à cette époque. Pour le géant de l’automobile, le retour sur investissement de ces publicités sur plusieurs années était nul : pas un client en plus en boutique, pas de hausse significative des ventes de véhicules. Est-ce à dire que la publicité sur Facebook ne marche pas ou que le roi des réseaux sociaux surestime l’impact annoncé à ses clients ?

Chacun apportera sa réponse à cette question, puisque l’offre de Facebook et son analyse restent toujours aussi nébuleux.

 

Le principe

Sur Facebook, votre post peut avoir deux types d’audience.

L’audience dite organique. Il s’agit du nombre de personnes atteintes naturellement par votre publication. Ces personnes l’auront vue sur votre page ou dans les groupes où vous l’aurez postée.

Et puis, il y a l’audience payé. Celle-ci provient justement de la diffusion de votre post via les outils publicitaires de Facebook. Cela fonctionne via un système d’enchères, par rapport à une audience estimée par Facebook, qui communique également les résultats sur la performance de votre publicité. Bref, cela reste peu compréhensible pour le commun des mortels et nécessite une confiance absolue dans les chiffres communiqués par le réseau social, puisse que vous n’avez aucun moyen de les vérifier.

 

Un petit test grandeur nature

Alors, pour me faire mon opinion, j’ai tenté, avec un ami auteur, une expérience à mon échelle.

Car, après tout, Facebook vise également -et même surtout- les PME comme la mienne avec son offre. Il n’y a qu’à voir le nombre de notification me proposant de booster des publications ou m’offrant même des réductions pour le faire.

Mais avant de céder à ces sollicitations, j’ai voulu essayer d’avoir une idée d’un probable retour sur investissement à travers une publicité très ciblée.

Avec donc David Allouche, nous avons décidé de profiter de la période des ventes privées de janvier pour faire une vente flash sur l’un de ses livres en le proposant à 0,99 € au lieu de 4,99 €. Sans être notre best-seller, c’est un livre qui se vend honnêtement. Là, il affiche une réduction de 80%, de quoi donc booster les ventes.

L’offre s’étendait sur trois jours – samedi, dimanche et lundi– et a été publiée sur la page de la société, celle de la collection et partagée plus de 25 fois.

Et en terme de personnes atteintes, le résultat a été plutôt bon, puisque le post a touché plus de 3.800 personnes ! Et là, il s’agit d’une audience entièrement organique ! Un bon résultat au vu du public de niche concernés par cette promotion.

Encore mieux si on rajoute l’audience de cette promotion sur Twitter (200 vues –on y est nettement moins actif). Bref, on dépasse les 4.000 personnes atteintes.

Alors, comment cela se traduit-il en terme de vente ? Quel est le taux de conversion ?

Roulements de tambours...

0. Pas une vente. Taux de conversion de 0%.

J’en conclus –comme d’ailleurs l’a fait General Motors bien avant moi– que la pub sur Facebook ne marche simplement pas. Je m’interroge même sur la réalité du chiffre (3.800 personnes atteintes) fournit par Facebook : après tout, augmenter l’impact d’un post ne serait-il pas un argument commercial (du genre : tu vois, tu as fais cela sans pub, imagines toi combien de personnes tu atteindrais pour 20€) ?

Seulement voilà, la finalité n’est pas de toucher du monde pour le plaisir de toucher du monde, mais pour vendre. Être populaire sur Facebook, c’est comme être riche au Monopoly, ça flatte l’ego mais ne sert à rien.

 

In fine

Donc, non, je ne prendrais pas de publicité pour Facebook, car le public du réseau social n’est pas là pour acheter.

En revanche, je suis persuadé qu’une publicité dont l’objectif serait d’augmenter l’audience d’une page Facebook aurait –étrangement– un bon taux de conversion, puisqu’il s’agirait de payer Facebook pour augmenter l’efficacité d’une page Facebook.

Vous l’aurez compris : l’économie numérique (plus que toute autre) ne peut exister sans confiance, et là, Facebook a encore de gros efforts à faire pour me convaincre. 

PDC.

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