Un réalisateur, c'est un type qui est pétri d'envies. Et puis, un jour, parmi toutes celles qui tournent dans son esprit, une se détache du lot. C'est à ce moment que la situation s'aggrave, puisque l'envie vire à l'obsession : celle de mener le projet à terme, de faire le film et de le partager avec le public...

 

La permission des chaines de télévision.

Là commence un véritable parcours du combattant : en France, pour faire un film, vous DEVEZ obtenir au préalable l'accord d'une chaine de télé. Et comme vous vous en doutez, certains sujets sont moins attractifs que d'autres, pour des chaines qui font la course à l'audimat (vive Hanouna ou les Marseillais à Lille et autres Anges de la Télé-réalité...).

Ça ne veut pas dire que le sujet est mauvais, mais ces décideurs sont convaincus par avance qu'il ne trouvera d'écho important, bien qu'en vérité nul ne peut prédire le succès d'un film ou d'une série : si c'était le cas, cela ferait bien longtemps qu'on n'en verrait plus que des bons...

Quand vous vous trouvez dans ce cas, il ne vous reste que 2 options :

  1. abandonner le film ;
  2. ou trouver le moyen de le mener à terme coute que coute...

 

La production indépendante ou le chemin le plus direct du réalisateur aux spectateurs 

Heureusement, comme dans beaucoup de domaine, l'Internet a changé la donne grâce aux sites de financement participatif. Car, pour l'auteur, outre de permettre le financement du projet, cette solution crée un lien direct entre le film et son public ! Et ça, c'est juste fantastique !

Plus d'intermédiaires qui imposent des choix arbitraires en fonction d'impératifs purement commerciaux qui leur sont propres. Le public potentiel d'un film s'associe au réalisateur pour que celui-ci existe et qu'ils puissent avoir un programme qui l'intéresse vraiment et pas quelque chose d'imposer, souvent loin de leurs centres d'intérêts.

 

Bienvenue dans Ma vie à l'abbaye

Mon obsession actuelle porte un nom : Ma vie à l'abbaye.

Il s'agit d'une série documentaire qui s'intéresse au patrimoine, à l'Histoire, à l'architecture de ces endroits merveilleux, souvent isolés, que sont les Abbayes, tout en explorant une question de société qui me taraude : si ces lieux sont autant retirés du monde, c'est pour permettre à ces communautés d'échapper au tumulte de celui-ci. Mais maintenant, toutes les abbayes disposent d'un site internet, d'une boutique en ligne, d'une page Facebook, d'un compte Tweeter, voir même de visite en réalité virtuelle !

D'où mon interrogation : avec plus de 10.000 followers, ces communautés sont-elles rattrapées par le monde extérieur, envahies par lui ou, au contraire, se servent-elles de ces moyens pour rester en lien avec notre société tout en préservant leur tranquillité dans la vraie vie ?

Ce sont tous ces aspects que j'explorerai au fil des saisons de cette série, que je vous invite à découvrir plus précisément ici.

PDC.

 

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